02/06/2007
Renoncements
Curieusement plusieurs choses essentielles dans ma vie me sont arrivées au moment où je renonçais à elles.
A 36 ans, vivant seule depuis 11 ans après avoir quitté mes parents et après de nombreux échecs de couple, j'ai renoncé à fonder une famille. J'y ais renoncé totalement, consciemment, demandant même à ma gynécologue de me faire une ligature des trompes pour régler définitivement le problème de la contraception. Elle a refusé. Un mois plus tard, je rencontrais mon mari et un an après ma fille naissait.
A 48 ans, au chômage depuis 5 ans et après avoir enchainé les boulots de quelques mois et n'ayant pas trouvé même un minuscule contrat depuis plus d'un an, j'ai renoncé totalement à travailler. Je me suis dit: "bon, c'est pas grave, c'est comme ça, je resterais au chômage jusqu'à ma retraite". Quelques jours plus tard, un copain me parlait du travail que j'occupe actuellement. Bien sûr, ce n'est pas tout à fait le travail que je voudrais faire, mais c'est du boulot quand même.
Ce sont peut-être des hasards, mais je trouve ça bizarre. Et quand je parle de renoncement, ce n'est pas quelque chose de superficiel. On se dit "je renonce", tout en gardant un petit espoir. Non c'était à chaque fois un vrai renoncement, du fond de l'âme. Un abandon total de l'idée même de mariage et de travail.
Alors, je ne sais qu'en conclure. Je laisse donc la conclusion en suspend. Il y a beaucoup de choses comme ça pour moi, des trucs qui me semblent curieux dans la vie et où je me dit: "il y a quelque chose là derrière, mais quoi".
12:32 Publié dans Moi, ma vie, mais pas mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (5)
30/05/2007
Drague au rayon tomates
Pfff, ça m'apprendra à lier conversation en choisissant mes tomates.
Donc tout à l'heure, dans mon super préféré (enfin, celui qui est à côté de chez moi, c'est la seule raison pour laquelle je le préfère) , je choisissais amoureusement mes tomates noires, bien fermes, salivant d'avance de les déguster à la croque au sel, quand ... un monsieur d'un certain âge (à vu d'oeil plus de 70 ans), me demande un renseignement sur les tomates (j'ai une tête à renseignement, il y a toujours quelqu'un qui m'en demande). Je lui réponds et il commence à me parler en me disant que maintenant ils ne sont plus que deux (sous entendu les enfants sont partis de la maison), donc ils ont besoin de faire moins de course.
J'enchaine en lui disant qu'au moins ils sont deux et qu'il doit avoir conscience que c'est une chance.
-Pourquoi, vous n'êtes pas mariée?
-Oui, j'étais mariée, mais je suis veuve
-Quel âge avez vous?
-51 ans
-J'ai quelqu'un pour vous, mon beau-frère. Vous n'allez pas rester seule!
-Non merci, c'est gentil, mais je ne veux pas.
-Je vous assure il est très bien, il ne faut pas rester seule.
-Non, non, je vous assure, je n'en ais pas envie, je préfère rester seule
Bref, il insiste, malgré mes dénégations gentilles, mais fermes. Finalement il dit, "bon bon, vous ne voulez pas"
Je quitte le rayon tomates, pensant qu'il avait renoncé et vais chercher mes oignons frais. Je me retourne et le trouve à nouveau devant moi:
-Vous êtes sûre que vous ne voulez pas? C'est pour mon beau-frère. Il est très gentil. Je vous donne mon adresse.
-Merci, monsieur, mais non, n'insistez pas.
Il a fini par me lâcher. J'étais morte de rire!
20:15 Publié dans Moi, ma vie, mais pas mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (10)


