17.10.2009

Panoramique Vieux Port

Après une balade dans le quartier du Panier, je vous fais découvrir un panoramique du Vieux Port pris du côté de la Place aux Huiles, donc la vue sur la rive en face, celle de la Mairie.

Il faut cliquer sur la photo pour la voir en taille réelle et donc pleinement en profiter.

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De gauche à droite :

-Le jardin et le Palais du Pharo : du jardin on a une des plus belles vues de Marseille sur le Port. Le Palais a été construit pour l'impératrice Eugénie, femme de Napoléon III, qui n'y a jamais mis les pieds.

-La tour du roy René : est devenue un lieu culturel et abrite notamment des expositions.

-Le fort Saint Jean : un des deux forts (avec le Fort Saint Nicolas sur la rive opposée de l'entrée du Port) construit par Louis XIV pour tenir en respect les marseillais, un peu trop remuants à son goût.

-L'église Saint Laurent : la première église érigée sur ce lieu (qui fut d'abord celui d'un temple païen) date du IX siècle.

-La cathédrale de la Major, construite au XIX siècle, elle a remplacée la vieille cathédrale dont il ne reste plus que le coeur. A l'époque des gens se sont battus pour qu'on ne détruise pas entièrement ce monument.

-Bateau Le Marseillois : bateau-restaurant, sert souvent comme lieu pour des réceptions.

-Clocher des Accoules : seul vestige d'une église détruite à la Révolution.

-Mairie : construction du XVII siècle, le buste de Louis XIV et le drapeau républicain s'y côtoient.

-Hôtel Dieu : ancien hôpital, il va être transformé en hôtel de luxe, ce qui a créé une forte polémique.

-Eglise Saint Férréol : date du XIV siècle et a été sauvée de la destruction à la Révolution parce qu'elle servit d'entrepôt.

-"Barres" du cours Belsunce : ou "tours Labourdette" du nom de l'architecte qui a osé cette monstruosité dans les années 60. Cet ensemble architectural est une verrue dans le coeur de Marseille. Il a ses détracteurs, qui souhaitent qu'elles soient démolies, mais aussi ses défenseurs.

-Le carrefour Canebière/Vieux Port : départ de la plus célèbre rue de Marseille qui finit dans le quartier du Chapitre à l'église des Réformés, 800 mètres plus haut.

14.06.2009

Le jour des cigales

Ca y est, ce matin j'ai entendu les cigales pour la première fois de l'année. Ca fait plusieurs jours que je guette la stridulation familière de l'été et la voila. Elle va bercer mes journées pendant quelques semaines.

Par contre, je ne me souviens jamais du dernier jour où je les entends en automne. Tout à coup, je me rend compte que ce bruit, si banal que je n'y fait plus attention, n'est plus là. Mais je ne sais jamais si ça date du jour même ou ça fait plusieurs jours qu'elles se sont tu.

 

19.04.2009

Balade dans le vieux quartier

Une petite ballade photo dans quelques rues du Vieux Quartier de Marseille, appelé Le Panier.

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On passe d’abord par le port. Tout à côté du « ferryboite », un beau bateau, Le Marseillois.

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En face la mairie de Marseille. Construction 17ème siècle, elle a conservée son buste de Louis XIV malgré la révolution française de 1789. Et le drapeau tricolore flotte devant le roi soleil.

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Sur le côté de la mairie une nouvelle place, toute en escalier devant laquelle veille le buste d’Euthymène.

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Et sur l’autre côté de la mairie, une autre place où un champ d’olivier en pot essaye de raconter la Provence.

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La Bonne Mère nous fait signe au bout de la rue. Visuellement les mats du Marseillois dépassent la statue sacrée.

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Faisant l’angle de la place aux oliviers, la maison diamantée. Elle abrite le musée du Vieux Marseille, fermé depuis des années et semble-t-il complètement à l’abandon. On y voyait des collections de santons anciens, de cartes à jouer, Marseille ayant été une des villes qui imprimait le plus de cartes à jouer et de vêtements provençaux du 18ème et 19ème siècles.

La façade est très abîmée par l’air pollué.

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Juste à côté, les immeubles de l’architecte Pouillon qui furent construit à l’emplacement du quartier du port détruit par les Allemands pendant la guerre de 39/45. Au dessus d’une porte une des nombreuses sculptures qui ornent ces immeubles.

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Dans une rue du vieux quartier cette maison datant du 18ème siècle (1764 voit-on écrit sur la façade) est encore habitée par des gens « simples », peu fortunés, malgré les efforts de la mairie depuis plusieurs dizaines d’années pour faire de ce quartier un quartier d’artistes et de bobo.

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Les plaques des rues du Panier ont été modernisées. On voit encore les anciennes plaques recouvertes de peinture. Impossible de savoir si l’ancienne plaque de la rue de la « vièille » tour avait déjà la faute d’orthographe ou si c’est une initiative des nouveaux fabricants des plaques.

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Le passage de Lorette. Difficile d’y faire des photos en raison du contraste très important entre les parties à l’ombre et celles au soleil. Ce passage va de la rue des Phocéens à la rue de la République.

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Lorsque j’habitais ce quartier cet endroit rappelait Naples à cause du linge qui traversait le passage entre les fenêtres des immeubles. Mais ceux-ci ont été vidés de sa population populaire et il n’y a presque plus de linge aux fenètres.

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On voit sur la photo suivante la différence entre un immeuble abandonné et l’autre qui fait l’angle qui commence à être rénové.

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Le passage voit fleurir les expressions picturales de rues. Papiers collés, graphs, pochoirs.

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Toutes les photos sont clicables.

 

 

 

24.03.2009

Les phrases ...

... que je déteste entendre.

 

"Tu comprends, je ne viens pas chez toi parce que c'est trop loin"

Heu, expliques moi, là, pourquoi de chez toi à chez moi, ça fait plus loin de de chez moi à chez toi? Je viens bien te voir moi.

 

"Oui, mais c'était avant ma naissance, alors forcément je connais pas" (dit en général par des jeunes, moins de 30 ans disons)

Tu sais, le monde existait avant ta naissance. Et il y a même ce qu'on appelle des livres, des films et autres médias qui permettent de savoir ce qui est arrivé dans ce passé lointain. Ca a même un nom, ça s'appelle la culture.

 

10.03.2009

Disparitions

Vous souvenez vous de cet article: Saint-Loup ? J'y parlais de l'histoire du quartier que j'habite depuis maintenant 15 ans. Lors des journées du patrimoine j'y avais fait une visite avec un groupe de personnes et deux guides, dont Eugène Troubat.

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Dans le journal du quartier que j'ai eu dans ma boite aux lettres ce matin j'y apprends que ce monsieur est décédé le 19 janvier.

Et comme s'il n'avait pas supporté la disparition d'un de ses amis, le petit pont enjambant l'Huveaune dont je vous avais mis aussi la photo dans cet article, est allé le rejoindre en s'effondrant dans le fleuve.

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07.03.2009

La dame de la petite maison en face

Mercredi, j'avais appelé une première fois, pas de réponse.

Jeudi j'ai rappelé, mais j'ai laissé un message avec mon numéro de téléphone et expliquant qui j'étais.

Vendredi soir, elle m'a rappelé. Elle avait trouvé mon message. Nous avons discuté un bon moment au téléphone. Elle va bien. On va se revoir. Je suis contente, soulagée.

Je commençais à croire que j'étais maudite. Après un certain nombre de coups durs dans la vie, on fini par devenir superstitieux.

 

05.03.2009

Qu'est-ce qui ne vas pas chez moi?

Par moment, je me pose la question. Sérieusement.

J'ai l'impression de revivre un peu cette histoire. J'espère de tout mon coeur qu'il n'en sera pas ainsi, mais je me fais du souci.

Voila ce qui se passe. Vendredi dernier, je devais aller en ville. J'attends donc le bus en face de chez moi. Une dame un peu âgée (je dirais entre 75 et 80 ans au pif) était là aussi avec son caddy pour aller faire ses courses. Elle m'adresse la parole. Elle m'explique qu'elle était à 10 mètres de l'arrêt quand le bus est arrivé et qu'elle a fait signe au chauffeur, mais que celui ci ne s'est pas arrêté pour l'attendre même quelques secondes.

Bref, nous entamons une discussion. Puis, au cours de cette discussion, elle me dit: "tenez j'habite là, derrière la cabine téléphonique". Moi, surprise: "vous voulez dire, la petite maison?". Elle: "oui, oui, j'y vis seule".

Cette petite maison, c'est toute une histoire aussi. Elle est complètement isolée au milieu des résidences et du collège qui la jouxte. Seul vestige de l'habitat qui était là avant les années 60/70.

Comme elle se trouve juste en face de chez moi, depuis 15 ans que j'habite cet immeuble, je la regarde. Il y a un bassin avec des poissons rouges près de l'entrée. Le jardin autour de la maison est un peu abandonné, presque en friche. Il a un aspect délaissé qui ne me déplait pas. Dernièrement au cours de la neige du mois de janvier, je me suis rendue compte que la construction de l'immeuble où je vis avait "pris son soleil" à cette maison. En effet la neige a mis deux semaines à fondre, alors qu'elle avait déjà fondue partout ailleurs.

J'étais très contente de faire enfin la connaissance des habitants, de l'habitante plutôt de cette maisonnette.

Aussi, je lui dis: "j'habite juste en face, ça fait longtemps que je regarde votre maison, j'aimerais bien venir vous voir". Ravie d'avoir peut-être une visiteuse dans sa solitude, elle me donne son numéro de téléphone, rapidement car elle devait descendre du bus, qui était arrivé entre temps et l'avait amené où elle voulait aller. Je note vite le numéro et je me dis que j'irais la voir la semaine après.

Hier, donc, mercredi, moins d'une semaine après notre rencontre, j'appelle le numéro et n'obtiens pas de réponse. Je vais voir la petite maison par ma fenètre et m'aperçois que les volets sont fermés.

Aujourd'hui, même résultat: volets fermés et pas de réponse au téléphone. Je laisse un message sur le répondeur en laissant mon numéro.

Et depuis, je gamberge et je me fais du souci.

Version optimiste: elle devait partir, c'était prévu, mais n'a pas eu le temps/n'a pas pensé à me le dire parce notre conversation a été trop courte et elle n'a pas pensé que je mettrais si vite mon projet de venir la voir à exécution.

Version pessimiste soft: il lui est arrivé quelque chose entre temps et elle se trouve actuellement à l'hôpital.

Version pessimiste hard: il lui est arrivé quelque chose chez elle, seule et personne n'est au courant.

Que faire? J'imagine que si je mets en branle samu, pompiers et tout le tremblement, mais que c'est une des deux premières versions, je vais passer pour une folle qui dérange les gens pour rien. Et si c'est la troisième version? Si elle a besoin qu'on vienne l'aider ou bien si c'est déjà trop tard?

Je sais que j'ai une imagination morbide, mais il m'est arrivé tant de choses dans ma vie que je pense tout de suite au pire.

Et je me dis: Qu'est-ce qui ne vas pas chez moi? Pourquoi les gens que je côtoie disparaissent comme ça? Je porte la poisse?

 

20.02.2009

500 euros et 500 secondes à vivre par Umanimo

Bon, c'est pas tous les jours qu'on me refile une chaine bloguesque. Je dirais même que c'est quasiment jamais, alors je ne vais pas faire ma difficile. Pourtant le "truc" est bien ... emmerdant (merci lanfeust55). Je vous laisse juger par l'intitulé:

1 - Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
2 - Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
3 - Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
4 - Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom

 

Et bien, vu que le temps est très court et qu'il n'est pas décemment possible de faire quoi que ce soit d'utile en 8 mn 33 secondes (et de nombreuses nano poussières), je pense que je passerais ce temps à faire une aussi longue liste que possible pour répartir mes 500 euros. Genre:

1 euro à ma soeur G pour s'acheter une ou deux sucettes (selon prix de la sucette)

1 euro à ma mère pour mettre dans sa tirelire (elle n'en a pas, donc il va falloir qu'elle en achête une pour le mettre dedans et ça va lui coûter plus cher qu'1 euro, mais la volonté d'une morte, c'est sacré non?)

1 euro à mon amie B pour acheter un ticket de bus (pas de bol, à Marseille ça coûte plus d'un euro, il va falloir qu'elle trouve une ville où le ticket de bus est à moins d'un euro)

1 euro à mon voisin T pour donner à un pauvre

1 euro à mon ex collègue de travail P pour un café

And so on ...

Ce qui reste (que je n'ai pas eu le temps de répartir pendant les 500 secondes) à ma belle fille pour qu'elle ait l'occasion de se dire qu'elle m'a encore soutiré de l'argent même après ma mort

 

16.02.2009

La Seine et le Tibre

J’ai promis de faire un billet sur ces deux fleuves et je vais le faire. Mais n’attendez pas quelque chose de super documenté avec historique, statistique et tout le tremblement (google est votre ami si vous souhaitez en savoir plus). Non, je veux juste parler de mes impressions vis-à-vis de ces deux fleuves et de leur rapport (apparent) avec la ville qu’ils traversent.

Comme je le dis dans un billet précédent, je suis attirée par l’eau. La Seine est un passage obligé pour moi lorsque je vais à Paris, même peu de temps. Si je ne vais pas voir la Seine, je n’ai pas l’impression d’être allée à Paris.

Lors de mes deux séjours à Rome, j’ai voulu bien sûr voir le Tibre. De toutes façons il est difficile d’y échapper si on veut aller dans certains quartiers et nous logions pour le premier séjour au Trastevere, donc nous devions passer le fleuve pour nous y rendre.

En fait j’ai eu l’impression que le rapport de ces deux capitales à leur fleuve était très différent, voire totalement opposé.

Paris s’est construit autour de la Seine et ses premiers habitants étaient des gens qui vivaient sur et par le fleuve. D’ailleurs rien que les armes et la devise de Paris l’attestent clairement. La corporation des nautes parisiens était très puissante jusqu’à l’époque moderne. La Seine a jouée un rôle d’une grande importance dans le développement de la ville. Lorsqu’on regarde ses berges aujourd’hui, on peut voir qu’elles sont « policées », entretenues, de nombreux bateaux s'y voient, attachées aux berges ou y circulant, même si l’importance du fleuve a diminué dans l’économie parisienne.

Lorsque j’ai vu les berges du Tibre pour la première fois, j’ai été étonnée de leur côté « négligé ». Ce n’est pas exactement le mot. Mais l’impression que j’en ais retiré c’est que le fleuve avait peu d’importance dans la vie de la ville. Il semblait rester un fleuve campagnard au milieu d’une grande capitale, avec peu de vie dessus, comme si la ville lui tournait le dos en quelque sorte au lieu qu’il soit le centre de sa vie comme a été et est encore un peu la Seine pour les parisiens.

Les romains n’étaient pas des « nautes », mais des paysans-soldats. Le fleuve leur a servit sans doute, mais il n’a jamais eu l’importance qu’a eu la Seine pour la ville de Paris. Et ça se ressent rien qu’à le voir.

Voila, ça n’a rien de scientifique. Ce ne sont que des impressions personnelles, mais je pense qu’elles ne sont pas loin de la vérité. Si d’autres personnes passent sur ce billet et connaissent les deux fleuves, j’aimerais qu’elles me disent comment elles les ont perçu et si leurs impressions recoupent les miennes ou au contraire sont à l’opposé.

J’aurai aimé qu’une étude soit faite sur cette comparaison. Elle existe peut-être. Il faudrait la trouver.

08.02.2009

Absence de charité chrétienne

Je n'arrive pas à avoir de la compassion pour ceux qui ont fait du mal à autrui et se trouvent à leur tour blessés par la vie. Je n'arrive pas à les plaindre, à éprouver de la peine pour eux. Je sais que certains sont capables de ça, moi non.

Je vois toujours en eux ceux qui ont fait du mal, sciemment, en sachant qu'ils font souffrir, et non ceux qui ont mal à leur tour.

 

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