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16/09/2007

Visite dans un club aquario

Samedi, je suis allée à la bourse aux poissons de Marseille qui se tient chaque année mi-septembre. Elle est organisée par un des clubs aquariophile de la ville. Pas celui dont je fais partie, l'autre.

Il y avait peu de monde à la bourse, alors que d'habitude c'est la cohue, effet rugby sans doute.

Nouveauté cette année pour moi: je suis enfin allée visiter le club organisateur et j'y ais fait quelques photos dont je vous fais profiter.

Deux vues d'ensemble:






A l'entrée le bac des "gros américains":




A l'entrée aussi, un bac où j'ai vu essentiellement des tropheus:




Deux bacs Malawi:






Un bac Tanganyika:




Un autre avec surtout des frontosa:




Le gros mâle n'aime pas qu'on le prenne en photo:




Un autre bac d'américains avec pas mal de scalaires:




Le bac des Oscars:




Portraits d'Oscars:










Quelques "gros américains", sont balèzes ceux là, par contre, je ne connais pas les noms:











 

14/09/2007

Coupable d'être née

Comme chaque mois le rendez-vous avec mon médecin dure une heure, une heure de discussion sur la mort de mon mari et sur tout ce que cela implique pour moi. Ca va même au-delà. Sur la vie en général, la mienne bien sûr. C’est moi le patient, c’est donc à moi qu’on s’intéresse pendant cette heure là.

« Il y a beaucoup de souffrance dans votre vie » m’a-t-il dit cette fois ci en me regardant de son regard aigu qui sait si bien débusquer ce qu’il y a derrière les mots et le vécu.

Un mot s’est imposé alors à moi : « c’est parce que je suis coupable, coupable d’être née ». Coupable d’être née d’abord et d’être née fille surtout. Ma mère attendait un garçon. Après une fille (ma sœur aînée) je ne pouvais être qu’un garçon. Tout avait été choisi en fonction : le prénom, les vêtements (il n’était pas question alors d’habiller une fille avec des vêtements de garçon qui étaient différents non seulement par la couleur, mais par la forme, impossible de mettre une barboteuse à une fille par exemple). A ma naissance tout à dû être donné et racheté. Difficile pour un jeune ménage ayant si peu de ressources.

J’étais donc coupable dès la naissance. De plus comme je suis arrivée trop vite après ma sœur (nous avons 18 mois de différence), ma mère n’avait pas trop de temps à me consacrer. Ma sœur, avec ses 18 mois, lui prenait tout son temps. « Je te laissais dans ton berceau tout le temps et tu étais très sage. Les gens me disaient : mais sortez là un peu de là dedans, mais puisque tu étais si sage, ce n’était pas la peine».

Coupable, j’avais donc bien compris qu’il ne fallait pas trop signaler ma présence. Etre sage, invisible, passer inaperçue.

Par la suite, j’ai vécu dans mon monde, l’autre, le « vrai » monde, n’ayant pas envie que j’existe, j’en avais un autre, à moi, où j’existais, où j'étais bien, acceptée.

Enfant j’étais distraite, très distraite (ça n’a pas beaucoup changé, bien que je me fasse violence pour l’être moins), tout simplement parce que je vivais dans cet autre monde beaucoup moins hostile et m’aimant comme j’étais. Mes souvenirs de la réalité sont parcellaires et peu importants par rapport aux souvenirs de ce monde imaginaire.

Coupable d’être née, je devais être punie et donc souffrir pour expier. Alors ma vie est pleine de souffrance. Et la mort de mon mari en est une de plus.

12/09/2007

Boulette acrobate

Finalement je crée une nouvelle catégorie uniquement consacrée à la miss Boulette. Ce sera donc "Boulette, sa vie, son oeuvre". Je vais déplacer les autres notes la concernant dans cette cat, mais la première à l'inaugurer s'intitule "Boulette acrobate".

Les possesseurs de chats le savent bien, nos félins familliers sont des spécialistes de l'équilibre improbable. La miss Boulette a pris l'habitude surtout au début de sa vie chez moi, vu qu'elle vivait en hauteur à cause de la chienne, de grimper sur le porte manteau de l'entrée pour venir voir ce qui se passait derrière cette porte qu'elle n'avait pas le droit de franchir.

Même si, maintenant, elle a apprivoisé le sol, l'équilibre sur le porte manteau reste un grand moment de plaisir pour elle. Il faut lui voir déployer tous ses trésors d'équilibriste chevronnée pour tenir sur cet objet rond, glissant et étroit (la tige supérieure du porte manteau) et ces autres objets qui ne cessent de bouger et de se dérober sous ses pattes (les cintres avec ou sans vêtements dessus).

Elle s'agrippe des orteils, du menton, du ventre, de tout les éléments de son corps et prend des positions à mourir de rire là dessus. Les deux photos qui suivent ne sont pas les plus drôles, mais il faudrait que je passe ma journée à la flasher quand elle monte là dessus pour la trouver dans une de ces positions. Surtout que, vu l'instabilité de l'ensemble, elle est obligée de bouger tout le temps pour ne pas se casser la gueule.